Écran unique, large, courbe ou à affichages multiples, vidéoprojecteurs… Lors de la conception d’un trainer de vol, la question du choix de technologie d’affichage est toujours décisive. Infos à retenir, avantages et inconvénients : on fait le point !

  • L’affichage LCD LED simple :

Intérêt : facilité de mise en place, le nombre d’image par seconde au taux maximal, prix réduit.

Inconvénients : angle de vue limité à 90°, peu de sensation immersive.

  • L’affichage LCD LED triptyque :

Le mode triple screen d’AMD est apparu, il y a 10 ans, accompagné de son fabuleux « Eye Infinity » dont le principe est d’étendre l’image de Flight Simulateur sur 3 moniteurs, une fois le mode « Wideview » activé dans le jeu. Un peu plus tard, Nvidia amorce le virage SURROUND, qui fonctionne bien.

Intérêt :  angle de vision étendu sur un plat, bon maintien du nombres d’image par seconde.

Inconvénients : angle de vision étendu à 110-120° encore limité, pas assez de sensation immersive.

  • Le mono vidéoprojecteur :

En s’approchant de l’échelle 1, un vidéoprojecteur procure une ambiance plus immersive mais il n’apporte pas plus d’angle qu’un écran standard.

Intérêt : échelle 1, immersif.

Inconvénients : angle de vue limité, demande de la place, luminosité faible, plus cher qu’un écran.

  • Le triptyque en vidéoprojecteur (3 projecteurs) :

C’est la solution la plus aboutie mais c’est aussi, et de loin, le choix le plus complexe et le plus onéreux. L’utilisation d’un triptyque nécessite la mise en place d’un écran courbe, de trois vidéoprojecteurs basse focale et d’un logiciel de déformation. Mais, la encore, 2 technologies se distinguent : soit une seule unité centrale pour 3 vues avec une distorsion d’image  mais sans perte de FPS ou 3 vues avec des angles corrigé mais un FPS à 18 FPS !

Intérêt : très immersif,

Inconvénient : coûteux et complexe à mettre en place.

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Ci-dessous, un rappel de toutes les technologies d’affichage existantes :

MONITEURS

  • La diagonale et la définition de la dalle
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    La diagonale d’un écran de télévision ou tout simplement d’un écran PC représente la distance entre deux coins opposés de la dalle. Elle mesure, aujourd’hui, entre 7 et 85 pouces (de 18 à 215 cm). Les grandes dimensions sont, bien-sûr, tentantes pour des usages multimédia et/ou jeux.La définition précise le nombre de pixels que la dalle du moniteur comporte. On parle aussi de « définition native » ou de « définition maximale », la seule qui produise une image nette sur une dalle LCD. La première valeur détermine la définition horizontale, la seconde la définition verticale. Plus cette définition est élevée, plus l’image est précise, plus la quantité d’informations affichée est grande. Elle varie de 320×240 à 2560×1920 pixels. La définition 4K (4096×2160 pixels) n’est pas encore démocratisée. Le WHSXGA ou Wide Hex Super eXtended Graphics Array peut aller jusqu’a (7680×4800 pixels).
  • Les résolutions graphiques

QQVGA (160×120) écrans portables
HQVGA (240×160) écrans de consoles portables
QVGA (320×240) écrans de portables
WQVGA (400×240) écrans de consoles portables
HVGA (480×320) écrans de portables
VGA (640×480) écrans SD
WVGA (768×480) écrans de portables
FWVGA (854×480) écrans de consoles portables
SVGA (800×600) écrans vidéo surveillance
DVGA (960×640) écrans de smartphones
WSVGA (1024×576 / 600) écrans de 7 à 10 pouces
XGA (1024×768) écrans 4/3
XGA + (1152×864) écrans 17 pouces
WXGA (1280×720) écrans 720p à un champ progressif
WXGA (1366×768) écrans LCD et Plasma 16/9, variantes (1360×768)(1280×800)
WXGA + (1440×900) écrans de 12 à 17 pouces
SXGA (1280×1024) écrans de 17 à 19 pouces
SXGA + (1400×1050) écrans de 14 à 20 pouces
WSXGA + (1680×1050) écrans de 15 à 21 pouces
UXGA (1600×1200) écrans de 21 pouces
WUXGA (1920×1200) écrans 22 à 24 pouces
QWXGA (2048×1152) écrans de 23 à 27 pouces, variantes (2048×1536)
WQXGA (2560×1600) écrans de 27 à 30 pouces
QSXGA (2560×2048) écrans 30 pouces médicaux, variantes (3200×2048)(3200×2400)(3840×2400)
HXGA (4096×3072) , variantes de (5120×3200) à (7680×4800)

La haute définition

nHD (640×360) encodage
qHD (960×540) écrans portables
HD (1280×720) écrans 720p à balayage progressif (ou HD ready)
FHD (1920×1080) écrans 1080 Full HD, variantes (1080p un seul champ et 1080i deux champs)
QHD (2560×1440) écrans 1440p Amoled
WQXGA + (3200×1800) écran laptop ou notebook
UHD 4K (3840×2160) écrans Ultra HD 4K
DCI 4K (4096×2160) rétroprojecteur et moniteur 4K
UHD + 5K (5120×2880) écrans moniteur CAO/DAO
FUHD 8K (7680×4320)
QUHD 16K (15360×8640)

  • La luminosité

Exprimée en candela par mètre-carré (cd/m2), la luminosité (luminance) de la dalle d’écran quantifie l’intensité lumineuse maximale émise par la dalle de l’écran. Plus cette valeur est élevée, plus l’affichage est lumineux et visible, même dans une pièce fortement éclairée. La luminosité est comprise entre 250 et 400 cd/m2 environ. Il est cependant difficile de départager deux écrans à partir de ce seul critère.

  • Le contraste

Le contraste de la dalle d’écran est le rapport d’intensité lumineuse entre le point blanc extrême et le point noir extrême. En l’occurrence, un ratio de 600:1 signifie que le point blanc est 600 fois plus lumineux que le point noir.
De manière générale, un taux de contraste de 600:1, dans le cadre d’un usage bureautique, est suffisant. Il s’élève à 1000:1 et bien au-delà pour les écrans PC dédiés au jeux et aux CAO/DAO.

  • L’angle de vision

L’angle de vision de l’écran d’ordinateur est signalé par deux valeurs consécutives exprimées en degrés, dans le sens horizontal et vertical. Ce sont les angles maximum au-delà desquels l’image observée est affectée par une forte chute du contraste et de la fidélité colorimétrique.
L’angle de vision dépend de la technologie de dalle employée. Les dalles IPS et PVA bénéficient par exemple d’angle de vision très ouverts. C’est l’idéal quand chaque personne devant l’écran a une vision identique à celle de son voisin.

  • Le temps de réponse

Le temps de réponse de la dalle est un paramètre souvent sujet à polémique. Il mesure, en millisecondes, la vitesse de changement d’état des cristaux liquides composant la dalle. Les écrans PC les plus rapides possèdent un temps de réponse de 1 à 5 ms.

  • La fréquence d’affichage (ou de rafraîchissement)

La fréquence d’affichage d’un écran est le nombre d’images par seconde, évalué en hertz (Hz), affichées par le moniteur. Grâce au temps de réponse des cristaux liquides, les dalles des moniteurs LCD ne sont pas handicapées par ce phénomène. Ainsi, la grande majorité dispose d’une fréquence de 50 à 60 Hz et l’image est d’une stabilité à toute épreuve.
Les fréquences supérieures (120 Hz, voire 144 Hz aujourd’hui) sont requises pour la technologie 3D Vision (1 ou 2) de NVIDIA, pour les écrans PC 3D actifs. Ainsi, chaque œil voit une image de 60 Hz minimum, à la fluidité irréprochable. Et cette fréquence élevée est un atout même pour l’affichage en 2D, la netteté des images en mouvement étant exemplaire. Pour la 3D dite passive (fonctionnant avec un carte graphique ATI ou NVIDIA), une fréquence de 60 Hz suffit mais l’effet n’est pas aussi spectaculaire car la résolution est divisée par deux avec cette technologie.

  • Les différentes technologies

La technologie TN ou Twisted Nematics est la plus répandue et la plus économique. Son excellente réactivité (un temps de réponse faible) constitue son principal point fort. En revanche, l’angle de vision est assez étroit et le contraste, moyen. La colorimétrie repose sur une échelle de 18 bits (3×6 bits par sous-pixel) soit 262 000 couleurs reproductibles.

La technologie IPS ou In-Plane Switching et PLS excelle dans la reproduction des couleurs et offre un excellent angle de vision. Le contraste est, lui aussi, d’un bon niveau. Par contre, le temps de réponse est plus élevé que celui d’une dalle TN, bien que la progression soit constante dans ce domaine.
De fait, une dalle IPS est recommandée pour les applications où la qualité d’image et la fidélité des couleurs sont indispensables. Elle est aussi d’un bon comportement pour le multimédia et le jeu vidéo, sous réserve que le temps de réponse ne dépasse pas les 10 ms.
Il existe plusieurs variantes de l’IPS : E-IPS, P-IPS, H-IPS… Chacune améliore une ou plusieurs propriétés comme la reproduction des couleurs sur une échelle de 30 bits pour le P-IPS, temps de réponse de l’ordre de 5 ms pour l’E-IPS, meilleur contraste pour l’H-IPS…

La technologie PVA ou Patterned Vertical Alignment propose de nombreux atouts comparables ou supérieurs : le contraste est généralement très élevé, les angles de visions sont bons (bien que l’IPS reste un petit cran au-dessus) et le temps de réponse très correct, sans égaler celui du TN. Par contre, la lecture de vidéo est entachée d’un fourmillement.
Une autre version du PVA, le S-PVA, dispose d’une reproduction colorimétrique supérieure (24 bits au minimum) et généralement d’un meilleur temps de réponse.

MVA ou Multi-Domain Vertical Alignment. La parenté entre MVA et PVA se traduit par de nombreuses similitudes : noirs profonds, hauts contrastes, bons angles de vision… Toutefois, la lecture des vidéos est plus propre sur une dalle MVA. Ce qui lui vaut d’être généralisée sur les écrans plats de salon.
Une dalle MVA a donc des aptitudes au traitement d’image, voire au multimédia et au jeu vidéo si elle est réactive (temps de réponse inférieur à 10 ms)
Ce procédé s’est perfectionné au fil du temps pour aboutir à des variantes, dont l’une nommée A-MVA, qui profite d’un contraste encore plus élevé.

  • Les procédés de rétroéclairage

LED ou Light Emitting Diode est un procédé qui fait appel à de petites diodes positionnées sur le pourtour de l’écran.
OLED ou Organic Light-Emitting Diode est un procédé qui permet aux diodes de diffuser leur propre lumière, sans recours à un quelconque rétroéclairage.
AMOLED ou Active-Matrix Organic Light-Emitting Diode est un procédé qui permet de contrôler chaque pixel indépendamment des autres.

  • La connectique

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Le DVI ou Digital Video Interface est presque toujours de type DVI-D, c’est-à-dire numérique de manière exclusive. Il existe une distinction entre DVI-D et DVI-D Dual Link, ce dernier permettant d’exploiter des résolutions supérieures au Full HD et la 3D. Mais il n’est pas nécessaire de s’en préoccuper davantage : c’est la carte graphique qui doit concentrer l’attention puisque c’est elle qui gouverne les possibilités d’affichage. Pour que le mode Dual Link soit opérationnel, il faut veiller à ce que le câble DVI employé comporte bien 24 broches.

Le HDMI ou High Definition Multimedia Interface est un connecteur numérique, capable de transporter audio et vidéo.  Cette dernière sert à l’affichage des jeux en 3D, à condition que votre carte graphique soit compatible, elle aussi. Afin de profiter de l’Ultra HD (3840 x 2160 px) en 60 Hz, il vous faudra du HDMI 2.0. Le HDMI 1.4/1.4a. est, quant à lui, limité à du 720p à 60 Hz.

Le DisplayPort est entièrement numérique, lui aussi. Capable de transporter audio et vidéo, il est réputé plus performant que le DVI et offre davantage de possibilités, avec la prise en charge des espaces colorimétriques YUV et RGB par exemple. Par ailleurs, un câble DisplayPort est plus souple et plus facile à brancher qu’un câble DVI.

Le VGA ou Vidéo Graphics Array est l’ancêtre analogique du DVI. Il subsiste pour des raisons de compatibilité avec d’anciennes cartes graphiques, qui ne disposent que de cette sortie vidéo. Préférez le connecteur DVI, de meilleure qualité, si vous avez le choix.

Les connecteurs RCA, YUV & composites sont des connecteurs vidéo analogiques existant sur des moniteurs professionnels destinés à l’affichage dynamique (présentation, signalétique, etc). Ils offrent une très bonne qualité de signal mais les prises sont rarement présentes sur les écrans PC.

La connectique S-Video ou Super Vidéo Y/C est strictement adaptée aux signaux vidéo, elle ne permet pas de véhiculer l’audio. Elle est progressivement remplacée par le DVI ou le HDMI.

 

LES DIFFÉRENTS TYPES DE VIDÉOPROJECTEURS

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LCD ou Liquid Crystal Display est la plus ancienne technologie matricielle utilisée dans la vidéoprojection. Le LCD fait appel à la polarisation de la lumière grâce à des filtres polarisants qui ont pour objectif d’occulter les pixels individuellement (donc de former une image) et, en travaillant sur la capacité qu’ont certains cristaux liquides, de faire changer l’orientation de la lumière en fonction d’un champ électrique.

Tri-LCD est l’évolution de cette technologie : elle est composée de trois panneaux (rouge, vert et bleu) au lieu d’un seul. Ces trois faisceaux sont alors réunis pour n’en former qu’un qui sera projeté à l’écran, ce qui permet d’obtenir une meilleur qualité d’image et de résolution. Avec ce système, on peut disposer d’une palette de 16,7 millions de couleurs.

La technologie DLP ou Digital Light Processing a été créée par la société américaine Texas Instruments. C’est une micro-puce qui inclut une série de petits miroirs qui forment des pixels selon le signal transmis et le niveau de réflexion de la lumière. Cette technologie a pour objectif d’apporter, à puissance égale, une luminosité plus importante que le tri-LCD avec de bien meilleurs contrastes. Le vidéoprojecteur DLP est équipé d’une technologie d’affichage séquentiel des images rouges, vertes, bleues et blanches extrêmement rapide afin que l’œil puisse distinguer une seule et unique image. Cette rapidité peut gêner certaines personnes -notamment sur les images en mouvements rapides et/ou fortement contrastées- et engendrer un effet dit « d’arc-en-ciel » : l’œil peut alors distinguer la succession des images rouges, vertes et bleues.

Le vidéoprojecteur LED ou Light-Emitting Diode est équipé d’une lampe à diode électroluminescente, qui offre une durée de vie 10 fois plus longue mais aussi une luminosité beaucoup plus faible que les vidéoprojecteurs à lampe classique.

Le LASER ou Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation est une nouvelle génération de vidéoprojecteur DLP. Sa source lumineuse n’est plus une ampoule traditionnelle, mais une combinaison de LED (rouge) et de lasers (bleu) similaires à ceux des lecteurs/graveurs Blu-ray. Pour générer la lumière verte nécessaire, une réaction chimique à base de phosphore est recréée dans le vidéoprojecteur à partir de la lumière bleue des lasers. Ce vidéoprojecteur dispose aussi d’une durée de vie quasi-illimitée, d’un allumage instantané et d’une stabilité de la colorimétrie.

Les vidéoprojecteurs 3D ou 3 dimensions retranscrivent une image en 3D lorsque vous mettez des lunettes adaptées, ils sont donc capables d’afficher une image en relief.

  • Avantages et inconvénients

LCD
Les + : facile à utiliser, compact et léger, bon rendu des couleurs
Les – : contraste faible, qualité d’image moyenne

Tri-LCD
Les + : richesse des couleurs, moins de pixels visibles
Les – : lampes fragiles, coût plus élevé qu’un DLP

DLP
Les + : excellente qualité d’image, bon contraste, pas de rémanence et presque pas de pixellisation, bon rendu des teintes
Les – : bruit, durée de vie des lampes faible, effet arc en ciel

LED
Les + : économique, durée de vie très longue (plus de 25.000 heures), silencieux
Les – : luminosité inférieure aux ampoules traditionnelles, prix

  • Les résolutions graphiques

SVGA (800×600)
XGA (1024×768)
WXGA (1280×720)
WUXGA (1920×1200)

La haute définition (une image très nette et contrastée)

HD et HD ready (1280 x 720) 720p
Full HD (1920 x 1080) 1080p
UHD-4K (3840 x 2160) 2160p

  • Les formats d’image

4/3 : adapté aux concerts, reportages…
16/9 : adapté aux films et jeux vidéos
1/1 : format carré utilisé pour l’usage professionnel

  • Contraste du vidéoprojecteur

Le contraste est un rapport entre le noir et les blanc. Plus ce rapport est élevé, plus le vidéoprojecteur sera à même de proposer des noirs profonds tout en conservant une certaine luminosité. Avec un contraste inférieur à 800:1, les noirs seront très délavés, gris avec une image terne. Un bon taux de contraste se situe au delà de 2000:1. Il faut garder à l’esprit que plus le contraste sera élevé, meilleure sera la restitution des noirs.

  • Luminosité du vidéoprojecteur

La luminosité permet au vidéoprojecteur de mieux se comporter dans un environnement éclairé, elle est notamment utile pour la 3D et le jeu. Cependant, pour une utilisation cinéphile dans le noir, le contraste est plus important qu’une forte puissance lumineuse. La luminosité décline lorsque l’écran est grand et loin du vidéoprojecteur. Lorsque’on a trop de lumière, les noirs apparaissent gris et trop sombres tandis que les détails sont occultés.
Pour un usage normal, une luminosité de 800 lumens est satisfaisante. Pour une excellente qualité d’image, il faut envisager une luminosité comprise entre 600 et 1000 lumens. Pour utiliser nos simulateurs de vol et autres jeux, une luminosité de 2000 lumens ou plus sera préférable.

  • Distance et hauteur
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    La courte focale permet de projeter des images de grande taille avec un faible recul. Elle est : ultra courte à partir de 15 cm de l’écran, courte à partir de 70 cm, classique à partir de 1 m ou longue à partir de 2 m 80. Toutefois, il existe des variantes de distances suivant les modèles. L’essentiel à retenir est que plus la distance de votre pièce est petite, plus il faudra aller vers le courte ou ultra courte focale; plus votre pièce est grande plus il faudra aller vers de la focale classique ou longue.
    Un petit site sympa pour calculer le recul, la hauteur, la taille de son vidéo projecteur.
  • Le multi-projecteur

Cette technologie permet de couvrir une plus grande surface de projection, avec une netteté sur chaque face. Pour éviter le flou aux recouvrements, on utilise des logiciels spécifiques -comme Fly-Elise, NTHUSIM, Edge-blending, Cursive-simulation, Warpalizer, PixelWix, Elumenati, WarpPlayer (free) et bien d’autres- avec fusion des bords pour raccorder les multiples images sans raccord visible ni différence de luminosité (edge blending). Il faut veiller à toujours choisir la même marque et le même modèle pour éviter les problèmes de couleurs différentes entre les projecteurs.

  • Écran de projection

Pour choisir la bonne taille d’écran de projection, il faut déterminer les dimensions de la base qui correspond à la largeur de l’image souhaitée. Pour cela, les données suivantes doivent être connues :

La distance de projection est le rapport de projection maximum et le rapport de projection minimum de votre appareil, il suffit donc de faire deux divisions pour faire le bon choix, le résultat doit être compris entre :
Une base minimum = distance de projection/rapport de projection minimum,
Une base maximum = distance de projection/rapport de projection maximum.

Vous pouvez aussi mesurer votre distance de recul : elle doit être égale à 3 fois la hauteur de l’écran.
Exemple : un écran 16/9 doté d’une base de 2 m 40 disposera d’une hauteur d’environ 1 m 35, soit une distance de recul nécessaire de 4 m pour un meilleur confort visuel. Attention ! Pensez aussi à votre hauteur sous plafond.

  • Les types d’écran

Écran enroulable : manuel ou électrique, il est discret car la toile de projection est cachée sous le carter et ne sera visible que lors de son déroulage au moment de la projection.

Écran fixe : idéal pour une utilisation home cinéma, il est toutefois moins discret que l’écran enroulable et plutôt encombrant. Il offre une excellente qualité d’image car il bénéficie d’une surface plane et tendue.

Écran pull-up : il s’agit d’une bonne solution pour une utilisation home cinéma avec très peu de contraintes. Il peut être posé au sol ou sur un meuble, il n’est donc pas nécessaire de le fixer au mur ou au plafond. Il peut être motorisé et équipé d’une télécommande.

Écran sur trépied : sans aucune contrainte d’utilisation, il concerne généralement l’usage professionnel et occasionnel. Il n’est pas encombrant et peut être rangé et déroulé selon les besoins.

Ecran sphérique ou dôme : inventé par l’australien Paul Bourke, il permet d’améliorer l’affichage par rapport à la vision humaine avec FOV horizontal de 180°et un FOV vertical de 120° ainsi il remplit complètement notre champ de vision ! Le vidéoprojecteur doit pouvoir projeter une image nette de la taille du miroir soit Full HD/DLP et Shift-lens 100%. Si vous n’avez pas assez de recul, il faut envisager un projecteur courte focale ou un miroir secondaire plat et rectangulaire.

Écran cylindrique : une solution satisfaisante à faible coût qui consiste à cintrer une plaque de médium (naturel ou fond blanc), d’isorel (blanc) ou de contreplaqué flexible. Il faut impérativement que les jointures soient invisibles pour cacher le support. En cas de difficulté à courber, il faut humidifier la face coté support (celle que l’on ne verra pas). Le support peut être fait de rainure avec une défonceuse ou par des poteaux de bois relié entre eux par des parties courbes en médium de 15 à 20 mm d’épaisseur. On peut aussi envisager de coller une toile sur un écran cylindrique.
Quelques constructeurs d’écrans cylindriques : Simpit, Totavision, FSC , Peroni.

Demi-sphère : permet d’utiliser une coque en plastique (thermo-formée ou coulée) en PMMA Plexiglass. Elle prend une place énorme et doit être aussi grande que votre cockpit.

  • Longévité de la lampe

La durée de vie d’une lampe varie de 2000 à 3000 heures. Certains appareils proposent un mode « éco » qui permet d’allonger la durée de vie de la lampe jusqu’à 5000 heures mais qui, en contrepartie, affichera une image moins lumineuse que le mode standard. Deux types de lampes sont utilisées en vidéoprojection : les lampes UHP (Ultra High Performance) et les lampes au xénon. Les premières ont une colorimétrie moins fidèle que le xénon par rapport à la source diffusée. En effet les lampes xénon génèrent une lumière particulièrement blanche et pure. Les couleurs projetées sont ainsi les plus fidèles possibles par rapport à l’original. En revanche, la durée de vie de cette dernière est plus courte que les lampes UHP.

  • Le niveau sonore

Le bruit est un élément essentiel pour le confort d’utilisation. Toutefois, le refroidissement de la lampe est tout aussi important pour sa longévité. On peut considérer qu’un appareil est silencieux jusqu’à 30 dB. Le haut de gamme est quasiment silencieux, descendant à 26 voire 22 dB sur certains modèles. Prenez garde à bien aérer votre vidéoprojecteur car la lampe chauffe énormément.

  • La connectique
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    HDMI : interface de connexion numérique prenant en charge les signaux vidéo en HD et l’audio avec jusqu’à 8 canaux à 192 kb/s. Elle correspond à la prise Péritel, mais en numérique. Très pratique, elle permet de transmettre le son et l’image via un seul câble avec une qualité très élevée.

    YUV : il s’agit de trois prises RCA, une rouge, une verte et une bleue. C’est un signal vidéo dont la luminance et la chrominance sont distinctes; le Y correspond à la luminance, le U représente les composantes différentielles de la couleur rouge, et le V les différentielles de la couleur bleue. C’est une entrée vidéo analogique permettant de bénéficier de la HD (1080i). Ce câble est de moins en moins populaire, au profit de la prise HDMI, plus simple et plus adaptable.Vidéo (C-inch). C’est l’entrée la plus répandue et la plus ancienne, elle assure le minimum pour une qualité d’image à faible résolution.

    Le S-vidéo est une entrée vidéo analogique permettant d’obtenir une qualité supérieure au connecteur vidéo, mais celle-ci tend à disparaître progressivement.

    Le VGA (SUB-D15) est le connecteur analogique le plus répandu, il est présent sur la totalité des vidéoprojecteurs et permet de transmettre des résolutions élevées. Les distances de câbles peuvent atteindre 10 mètres.

    DVI. Il offre une qualité similaire à l’HDMI mais régit l’image uniquement, tandis que l’HDMI commande à la fois l’image, le son et la protection anti-copie. Le DVI permet de transmettre des résolutions élevées.

    Le DISPLAY PORT est un connecteur numérique qui transmet le son et l’image. Le format est extrêmement rare mais il existe.