Grâce à Internet, il est désormais presque possible de construire son simulateur de vol tout seul, chez soi. Mais avant de s’engager dans la réalisation d’un cockpit à l’échelle, il faut avoir en tête les contraintes et les pré-requis essentiels pour une bonne réussite du projet.

Lorsqu’on parle de simulation de vol; il est, en premier lieu, nécessaire de s’assurer qu’on dispose de connaissances techniques, mécaniques, électroniques et informatiques solides pour pouvoir appréhender le projet dans son ensemble et surtout dans sa complexité. Cela permet notamment de garder à l’esprit que la construction d’un simulateur type airliner peut parfois prendre plusieurs années et demande du budget, selon le résultat qu’on souhaite obtenir.

Il est impératif de formuler sur papier tous les éléments nécessaires à l’élaboration du cockpit : modèle de l’avion et caractéristiques, éléments matériels requis, composants informatiques, logiciels, compatibilité entre les éléments… Et de structurer un programme complet détaillant le coût des pièces, les délais d’obtention de celles-ci, le planning d’assemblage (et délais requis pour chaque phase), les fournisseurs et fabricants potentiels… Enfin, l’espace physique requis pour le montage du projet est une donnée importante à prendre en compte (il faut de la place).

Ce document qui fait figure de « cahier des charges » permet de savoir dans quoi on s’engage, de poser les budgets et délais requis et surtout de limiter les grosses erreurs qui peuvent parfois coûter cher et compromettre l’ensemble du projet. Il sert aussi de base pour accompagner les recherches indispensables puis les achats : se renseigner sur les forums, consulter les avis, aller sur des salons, consulter des fiches produits de simulateurs existants, les fiches techniques des pièces…

En effet, de nombreux simmers ont entrepris la fabrication de leur cockpit en naviguant à vue et en investissant dans du matériel low-cost à plusieurs reprises, avant de s’apercevoir que celui-ci ne correspondait plus à leurs attentes entre le début de leur projet et son achèvement. Nous avons également rencontré bon nombre de clients dépités d’avoir acquis du matériel impossible à monter ou incompatible avec le reste donc inutilisable.

L’une des premières fausses bonnes idées à combattre, par exemple, est d’investir dès le départ dans l’achat d’un ordinateur type « POWER GAME » qui présente un coût exorbitant alors qu’il aura probablement perdu tout son intérêt avant l’achèvement de votre projet.

Dans la simulation (à part en matière de joystick); le concept d’un tableau du bord qui serait « plug and play » n’existe pas et il faut donc veiller à ne pas céder à la tentation d’un éventuel discours commercial qui serait trop bien rodé.

Le MCP est aussi un exemple flagrant de périphérique stratégique fortement sollicité : il faut donc veiller à ce qu’il tienne des années en utilisation.